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Six nouveaux Trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Plusieurs œuvres historiques majeures viennent à nouveau d'être reconnues comme Trésors par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette reconnaissance permet de mettre en valeur ces fleurons de notre patrimoine artistique et culturel mais surtout de mieux les protéger, d’aider à la restauration ou d’empêcher qu’ils soient vendus à l’étranger.  

Les biens qui présentent un intérêt notable pour la Fédération Wallonie-Bruxelles peuvent être classés comme Trésor selon le Décret du 11 juillet 2002. Dans ce cadre, plusieurs œuvres dont la qualité artistique, la rareté ou les liens avec l’histoire et l’histoire de l’art ne sont plus à démontrer, sont davantage valorisées grâce à ce classement. 

Ces derniers mois, la Ministre de la Culture, Bénédicte Linard a classé six œuvres très variées issues du patrimoine culturel mobilier de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La première œuvre classée est une Corne à boire en verre de couleur verte datant de la fin du IVe ou du début du Ve siècle. Il s'agit d'un objet unique par son décor à résille aussi sophistiquée.Il est également un magnifique exemple des caractères culturels marquant le passage de cette époque. Mise au jour lors de fouilles menées de 1858 à 1860 sur le promontoire de Samson près de Namur, cette corne à boire a été découverte brisée. Malgré son aspect lacunaire, elle est néanmoins exceptionnelle par la finesse de sa matière non altérée par les siècles. Musée archéologique de Namur. Classement le 4 octobre 2021. Corne à boire en verre de la nécropole de Samson © Cultura Europa, 2007

La Ministre a également classé une bourse à reliques provenant du Prieuré d'Hastière. Réalisée entre 1260 et 1310 à partir d’une pièce de soie crème ornée d’un motif de mailles losangées avec ajours. Témoin exceptionnel et rare des origines de la dentellerie, cette bourse à reliques, bien conservée, est l’unique témoin de l’utilisation du point de Venise pour le XIIIe siècle. Les motifs semblent trouver leur inspiration dans les textiles byzantins en soie qui faisaient alors l’objet d’un important commerce avec l’Italie. TreM.a-Musée des Arts anciens, Namur. Classement le 4 octobre 2021. Bourse à reliques © IRPA-KIK, Bruxelles

La troisième œuvre classée est une icône byzantine en mosaïque et son coffret gothique. Datant de la première moitié du XIVe siècle, l’icône dite « de Chimay » fait partie des mosaïques dites « portatives » et figure parmi les plus petites icônes en mosaïque conservées à ce jour. Elle est de qualité graphique inhabituelle, mais remarquable, dans le « corpus » des icônes mosaïques. Elle a été offerte en 1475 par le pape Sixte IV à Philippe de Croÿ, comte de Chimay et ambassadeur des ducs de Bourgogne. Elle est accompagnée d’un cadre et d’un coffret en argent massif portant les armoiries de Philippe Ier de Croÿ. Collégiale Saint-Pierre et Saint-Paul, Chimay. Classement le 4 octobre 2021. Icône byzantine en mosaïque et son coffret gothique © IRPA-KIK, Bruxelles

Le bien classé suivant est une collection de 56 matrices de sceaux d'Ancien Régime. Le caractère remarquable de cette collection est attesté par de nombreuses spécificités qui permettent de le considérer comme unique. En outre, les usagers de ces matrices ont pu être identifiés par les spécialistes. Il s’avère que l’ensemble est composé de matrices aux provenances variées et représentatives des usagers de ce type d’objet durant l’Ancien Régime. Tous les exemplaires ont été réalisés et en usage entre le XIIIe et le XVIIIe siècle dans le territoire de l’actuelle province de Namur. Cet ensemble témoigne de la diversité des modèles, des sujets représentés et des matériaux mis en œuvre. Cabinet numismatique de la Société archéologique de Namur. Classement le 17 janvier 2022. 56 matrices de sceaux d'Ancien Régime - matrice d’Anseremme, le maire et les échevins de la cour de Saint-Hubert XVIe siècle © SAN 

Le portrait de Philippe le Bon, peint par un artiste inconnu à la fin du XVe siècle, vient également d’être classé. À la suite d’un travail de restauration effectué par l’IRPA ces dernières années, il est apparu que ce tableau avait fait l’objet de plusieurs manipulations à différents moments de son histoire. Malgré cette histoire matérielle complexe, le portrait de Philippe le Bon est une œuvre importante sous divers aspects, avant tout pour ses qualités techniques et picturales. Le fond doré est notamment une exception parmi les portraits connus représentant le duc. Contribuant à l’histoire du portrait, l’encadrement est également protégé. Maison des Géants, Ath, classement le 16 mars 2022. Portrait de Philippe le Bon, anonyme © IRPA-KIK, Bruxelles

La dernière oeuvre classée est la plus ancienne. Il s'agit de l'Askos de Flavion datant du milieu du IIe siècle. Découvert en parfait état de conservation lors de fouilles archéologiques dans le cimetière des Iliats à Flavion près de Namur, ce vase reproduit la forme d’une outre composée de deux peaux de caprinés et terminée d’un côté par une tête de bélier, de l’autre par celle d’un bouc.Il a été modelé dans une argile silicieuse caractéristique d’une production propre au territoire condruzien dont les formes sont habituellement simples et peu évolutives. Ce vase est, par sa forme, une prouesse technique et une pièce exceptionnelle. De même, il présente une grande valeur esthétique et artistique. Musée archéologique de Namur. Classement le 16 mars 2022. Askos de Flavion Photos L. Baty © AWaP 

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