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Plusieurs œuvres remarquables reconnues comme Trésors par la Fédération Wallonie-Bruxelles
Détails d'un tambour de l’Empire britannique, 1ère guerre mondiale, conservé au Mons Memorial Museum © Collection Ville de Mons

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Plusieurs œuvres remarquables reconnues comme Trésors par la Fédération Wallonie-Bruxelles

Plusieurs œuvres historiques majeures viennent d'être reconnues comme Trésors par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette reconnaissance permet de mettre en valeur ces fleurons de notre patrimoine artistique et culturel.

Le décret du 11 juillet 2002 permet de classer comme Trésor les biens qui présentent un intérêt notable pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans ce cadre, plusieurs œuvres dont la qualité esthétique, la rareté ou les liens avec l’histoire ne sont plus à démontrer, sont davantage valorisées grâce à ce classement.

Les nouvelles œuvres répertoriées comme Trésors sont : 


Fonds d'archives de George Lemaître

Ce fonds est conservé à l’Institut de Recherche en Mathématique et Physique de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve.

Georges Lemaître, Docteur en sciences physiques et mathématiques en 1920, est ordonné prêtre et devient professeur à l’Université de Louvain dès 1927. Aidé par les découvertes de l’astronome américain Edwin Hubble et en conciliant la théorie d’Einstein avec lequel il est en désaccord et celle de de Sitter, Lemaître contribue à asseoir la théorie de l’univers en expansion et émet sa théorie de l’atome primitif, début temporel de l’univers. En 1992, les observations américaines confirmeront et compléteront l’hypothèse de ce qui sera appelé le « Big Bang ».

Le fonds d’archives comprend des textes, des notes, des photographies, expressions du développement d’une pensée et d’un savoir en construction avec ses doutes et ses hésitations entre modèles, théories, connaissance et foi. Il constitue ainsi un élément emblématique de l’histoire des sciences et atteste de la contribution de la Belgique à la cosmologie et à la communauté scientifique internationale.


29 tambours de l’Empire britannique en lien avec Mons et la Grande Guerre


Ils sont conservés au Mémorial Museum de Mons.

En août 1914, les troupes britanniques du Corps expéditionnaire combattirent pour la première fois sur le vieux continent depuis Waterloo, le symbole du début de la guerre. Les liens entre la ville de Mons et la Grande-Bretagne resteront particulièrement forts. Parmi les objets mémoriels remis par les vétérans à la ville de Mons, ces 25 tambours viennent constituer une collection unique au monde complétée par 4 autres tambours britanniques retrouvés directement sur les champs de batailles de la région montoise.

Cette collection est d’autant plus unique que les régiments sont très réticents à se détacher d’un tel symbole, ce qui rend leur geste envers la ville de Mons encore plus exceptionnel, et par conséquent le classement important dans le contexte des commémorations du 100ème anniversaire de la fin de la Grande guerre.


Le manuscrit des Vies de Saint-Ghislain et ses miracles et fondation du monastère sous Gérard de Brogne


La Ville de Mons est aussi concernée par le classement comme Trésor du manuscrit des Vies de Saint-Ghislain et ses miracles et fondation du monastère sous Gérard de Brogne, conservé à la Bibliothèque centrale de l’Université de Mons.

Ce manuscrit hagiographique, un des plus prestigieux de la bibliothèque de l’Abbaye de Saint-Ghislain, comprend 156 feuillets de parchemin épais couverts d’une écriture minuscule caroline et est un exceptionnel représentant de l’enluminure produite au XIe siècle.


La bible à 42 lignes dite bible de Gutenberg


Vers 1452, la bible à 42 lignes dite bible de Gutenberg est imprimée par Johann Gutenberg à Mayence. Premier livre d’envergure imprimé en Occident à l’aide de caractères mobiles, invention majeure de l’humanité, cette Bible est devenue un objet emblématique de notre culture occidentale tandis que le nom de Gutenberg reste associé à l’imprimerie.

Son immense mérite est d’avoir, en 15 ans, réussi à mettre en interaction une série de technologies différentes (presse, papier, encre, caractères typographiques), ce qui va permettre de multiplier les exemplaires et de vulgariser le livre. Sur un tirage de 180 exemplaires de la Bible, il en reste 50 aujourd’hui dont 22 complets et 28 incomplets parmi lesquels celui de Mons. Le fait que l’exemplaire classé comme Trésor soit incomplet n’ôte rien à sa valeur. En effet, l’étude des péripéties des fragments et des exemplaires mutilés illustre aussi l’évolution des pratiques des collectionneurs et des bibliophiles au cours du temps. C’est donc à plusieurs titres que la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de classer comme Trésor cette Bible imprimée de Gutenberg.


Le dessin "Les Bêcheurs" de Vincent Van Gogh


Enfin, un dernier classement nous transporte à la fin du 19ème siècle. Il s’agit du dessin les Bêcheurs de Vincent Van Gogh. En 1878, Vincent Van Gogh alors âgé de 25 ans, arrive dans le Borinage et fait le choix après quelques mois d’embrasser une carrière artistique. Cependant, Van Gogh a tout à apprendre. Son frère Theo lui fait parvenir Les travaux des champs, une série d’eaux-fortes réalisées par le peintre Jean-François Millet. Ce travail de copie occupe une grande partie de ses journées à Cuesmes, mais aussi à Bruxelles où il réalise probablement le dessin Les Bêcheurs qui est un des rares dessins du début de la carrière de Van Gogh, réalisé et conservé en Belgique.

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