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La vie sexuelle des belges

Film réalisé par Jan Bucquoy et produit par Francis De Smet, sorti en 1994.

Le film raconte avec une voix off tantôt ironique tantôt réaliste, les déboires d'un jeune écrivain qui quitte son village natal (Harelbeke) en Flandre profonde pour tenter sa chance à Bruxelles. Il sera déçu sur le plan sentimental autant que sur le plan professionnel. Dans ses moments de solitude, il pensera à sa mère qui le tenait si tendrement dans ses bras quand il était encore un bébé... Le film, plus sentimental qu’il n’y parait, a surpris ceux et celles qui percevaient avant tout Bucquoy sous l'angle de ses (nombreuses) provocations. A propos du titre du film il déclare d’ailleurs : « C'est un titre détourné. La vie sexuelle des Belges, ça en a irrité plus d'un. Et donné de faux espoirs à quelques autres (rire)... C'était une façon de me démarquer d'emblée. » Par ailleurs, le film est aussi une fresque sur la Belgique depuis 1950, période où un optimisme chaleureux dominait le pays. Jan Bucquoy a fait de « La vie sexuelle des belges » le premier épisode d’une trilogie, suivi par les films « Camping Cosmos » et « Fermeture de l'usine Renault à Vilvoorde ». Le film a reçu le prix André-Cavens de l’Union de la critique de cinéma (UCC) en 1994.

Un film culte avec peu de moyen

Les scènes clés de ce parcours initiatique s'enchaînent au rythme de la voix off de l'auteur dans un cadre peu mobile, théâtral. Le parti-pris de la mise en scène est d'ailleurs plus près des planches que des effets spéciaux. Le réalisateur s'en explique : "Je n’ai pas obtenu d’aide à l’écriture. Donc, j’ai essayé de trouver des petits moyens. J’ai d’abord pensé partir sur du 16 mm. Ca a pris des années. Pendant ce temps-là, je faisais autre chose. Mes revues, mes happenings, le Dolle Mol… La vie continuait. Je vivais très bien sans le cinéma. Même si ça m’intéressait. Je l’avais un peu étudié à l’école. J’ai fini par rencontrer un privé qui avait un peu de sous. Un budget de 900.000 francs belges. 25.000 euros. Puis ça s’est un peu agrandi. J’ai aussi rencontré plein de gens qui démarraient : Françoise Hoste dans la production, le monteur Matyas Veress, le preneur de son… Ils voulaient faire des choses et on ne leur en proposait pas. Soit ces gens sortaient de l’école, soit ils ne jouaient qu’au théâtre. J’avais une mauvaise réputation. Ça devait les intriguer. J’avais rencontré le chef opérateur Michel Baudour aussi. L’équipe s’est construite autour de lui. Il avait son matériel et ses petites astuces pour faire de la très belle image avec deux fois rien."

Bucquoy l’anarchiste

Ecrivain et réalisateur post-surréaliste et situationniste, il a débuté comme régisseur de théâtre. Après une carrière de scénariste de bande dessinée, il s'est lancé dans le cinéma. Il est connu pour ses interventions intrépides à la télévision, son coup d'État annuel à Bruxelles et ses musées plus ou moins durables, tel que le musée de la femme (où des femmes nues étaient exposées) ou le musée du slip.

Sources :

https://www.50cinquante.be/

http://focus.levif.be/culture/cinema/la-vie-sexuelle-des-belges-racontee-par-jan-bucquoy/article-normal-9655.html

 

 


     

     

     

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