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"Calvaire" de Fabrice Du Welz


Avec "Calvaire", Fabrice Du Welz nous livrait, en 2004, un classique du cinéma d’horreur à la sauce franco-belge. 

Tout se déroule dans un petit village des Ardennes. Marc Stevens, un jeune chanteur de charme pour personnes âgées, tombe en panne en pleine forêt. Il atterrit dans l’auberge de Bartel, un ermite ancien comique rempli de solitude depuis le départ de sa femme. Par obligation, il s’y installe pour quelques jours mais s’aperçoit très vite que son hôte a une attitude bizarre. En effet, Bartel voit en Marc une réincarnation de son ex-femme Gloria et lui fait subir un enfer afin qu'il ne soit pas une tentation pour les voisins. Marc arrive toutefois à s’échapper mais son calvaire ne s’arrêtera pas là… les habitants du village sont quelque peu "hors normes".

"Calvaire", c’est un film qui dérange, que l'on adore ou que l'on déteste, sans demi-mesure.

De l’aveu de son réalisateur, "Calvaire" a été accompagnée par une œuvre très forte, un classique: "Massacre à la tronçonneuse". Mais on y retrouve aussi d’autres influences comme "La traque", "Délivrance", le cinéma de Bunuel ou encore "Un Soir, un train… ". Loin de vouloir réinventer le genre, le film parvient à largement trouver ses marques en réadaptant les classiques du cinéma d’horreur à la sauce franco-belge et en poussant les archétypes à leur paroxysme. Sombres, fantasmagoriques et primaires, les images filmées et le scénario amènent très rapidement une atmosphère troublante dans laquelle les climats s’enchaînent à grande vitesse et les marécages suintent la mort. Dans ce film, tout est suggéré et c’est cette suggestion qui distille une angoisse sourde, jouant plus sur l'esquisse et le son que sur le gore.

" Calvaire", c’est aussi un duo d’acteurs détonnant avec Laurent Lucas dans le rôle de Marc et Jackie Berroyer en un Bartel en proie à un deuil amoureux. Fabrice Du Welz avait déjà fait appel à ce dernier dans son court métrage "Quand on est amoureux c'est merveilleux" (1999) pour jouer le rôle d’un boucher peu sympathique mais amusant.

La mise en scènes, les images et le son, le jeu des acteurs… Pas étonnant que "Calvaire" fait partie de la vidéothèque des amateurs des films d'horreur et de la liste des classiques du cinéma belge. Il a aussi plu aux festivaliers, remportant le grand prix du meilleur film fantastique européen au Festival du film fantastique d'Amsterdam, les prix de la critique internationale, du jury et prix Première lors du festival Fantastic'Arts (Gérardmer) et une sélection à la Semaine de la critique du festival de Cannes.

Après "Calvaire", Fabrice Du Welz continue son parcours cinématographique en proposant. en 2007, "Vinyan" qui décroche une sélection officielle à la Mostra de Venise . Il tourne ensuite "Colt 45" mais le film sera confronté à de nombreuses difficultés l’amenant à ne sortir qu'en août 2014. La même année, il sort "Alléluia", une adaptation libre du fait divers immortalisé par "Les Tueurs de la lune de miel", qui sera sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. En mars-avril 2015, il tourne "Message from the King", produit par David Lancaster  et Stephen Cornwell à Los Angeles avec, à l’affiche, Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer, Alfredo Molina et Natalie Martinez.

"Calvaire" sur cinergie.be

www.50cinquante.be 


     

     

     

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