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On mise sur la diversité au théâtre des Tanneurs

© Léo Dherte

Au cœur des Marolles, rue des Tanneurs, le théâtre qui porte le nom de sa rue se situe dans un ancien bâtiment industriel. « On se trouve dans les Marolles, un quartier dont la diversité fait penser à celle de Bruxelles, une ville dont la multiculturalité correspond à celle du monde. » David Strosberg, comédien et metteur en scène, dirige l’institution depuis 2010. Avec une salle de 200 places et une équipe de huit personnes, l’institution ne fait pas partie des grands théâtres par sa taille, mais sa réputation est plus qu'à la hauteur.


Le théâtre propose des créations contemporaines contemporaines avec des textes d’auteurs actuels, Thomas Gunzig, Maylis de Kerangal cette saison-ci, et des textes classiques revisités, de Flaubert à Shakespeare. « On défend différentes formes de théâtre contemporain avec des artistes qui ne sont ni émergents ni confirmés, avec plus de 25 spectacles derrière eux. On soutient les metteurs en scène Selma Alaoui et Salvatore Calcagno, par exemple. »


Il y a aussi une place pour la danse sur la scène des Tanneurs. Le théâtre est partenaire du Théâtre Marni pour le festival de danse contemporaine, le D Festival, de fin mai à début juin. « Nous accordons énormément d’importance à cette discipline puisque nous avons un artiste associé en danse et un autre en théâtre. En ce moment, il s’agit du metteur en scène Armel Roussel et de la chorégraphe Maria Clara Villa Lobos en résidence artistique. Ils ont droit à une production par an et sont intégrés à la vie du théâtre. »


Depuis sa naissance, le théâtre a toujours été multidisciplinaire et a présenté un panorama large des arts de la scène. Au départ, le lieu a été fondé par Philippe Van Kessel sous le nom d’Atelier Sainte-Anne en 1984. A partir de 1989, il est dirigé par l’actuel directeur du Théâtre de Liège, Serge Rangoni. Dix ans plus tard, Geneviève Druet ouvre le nouveau théâtre des Tanneurs. Elle insufflera une ouverture sur le quartier des Marolles et va proposer une vraie rencontre entre le public et les artistes sur scène.

 
L’aspect social et éducatif est le deuxième volet caractéristique du théâtre


L’aspect social et éducatif est le deuxième volet caractéristique du théâtre et sur lequel insiste David Strosberg. « Nous développons des ateliers avec les habitants et les écoles autour de chaque spectacle. Nous avons au moins deux ateliers par pièce. Nous menons aussi une polittique tarifaire. La place la plus chère est à 12 euros. Mais si les gens sont réticents au théâtre, ce n’est pas qu’une question d’économie. Ça fait peur. “Contemporain” signifie parler des choses et des sujets d’aujourd’hui, simplement. »


Les Projets-Quartier sont une autre particularité du théâtre des Tanneurs. Sur deux ans, des spectacles professionnels sont élaborés en collaboration entre les comédiens amateurs marolliens et une équipe artistique confirmée. L’objectif est de monter la pièce pour la scène. Ainsi, le Projet-Quartier « Personne(s) », en 2012, mis en scène par Thierry Thieû Niang, a rassemblé une vingtaine d’habitants des Marolles et de Bruxelles. Trois générations, des enfants, des jeunes adultes et des seniors, se côtoyaient dans ce spectacle qui fut nommé pour le Prix de la critique.


« On ne peut pas dire que le Théâtre des Tanneurs a une ligne de programmation conclut David Strosberg. Peut-être que ce qui nous caractérise, c’est le fait de ne pas en avoir. Je souhaite une diversité des formes proposées. Les quinze spectacles par saison n’ont rien à voir. Donc, si le spectateur est déçu par une proposition, il est sûr de voir quelque chose de totalement différent la prochaine fois.


© Rossel&Cie SA - Le Soir (FLAVIE GAUTHIER), Bruxelles, 18 janvier 2017

 

 


     

     

     

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