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Les Martyrs se renouvellent

© René Breny

Créé en 1998 sur une place occupée surtout par les pouvoirs publics flamands, le théâtre pratique depuis longtemps le compagnonnage.


Il s’ouvre aujourd’hui à des écritures plus contemporaines.


On m’a dit un jour, lorsque j’ai pris mes fonctions, que je prenais la tête d’un théâtre “obsolète” ; je souhaite en faire un théâtre en lien avec la modernité qui est la nôtre aujourd’hui. » Ce sont les mots de Philippe Sireuil, directeur artistique du Théâtre des Martyrs depuis un an. Le lieu n’est certainement pas le plus populaire du centre-ville bruxellois, mais le metteur en scène aux commandes entend changer cette image.


L’institution a été fondée par la Cocof (Commission communautaire française) en 1998 dans l’ancien cinéma Etoile ravagé par un incendie, sur la place des Martyrs à Bruxelles. « A l’époque, cette place n’était occupée que par des pouvoirs publics flamands. La Cocof voulait s’y installer en profitant de l’ancien cinéma. » Le metteur en scène belge Henri Ronse et sa compagnie (Le nouveau Théâtre de Belgique) squattait déjà les locaux de manière non officielle. En 1998, naît donc le Théâtre de la place des Martyrs, mais Henri Ronse ne peut en prendre la direction et c’est Daniel Scahaise qui sera placé à sa tête.


Pendant 17 ans, Daniel Scahaise a dirigé le théâtre et accueilli en son sein trois groupes artistiques. Tout d’abord, sa propre compagnie « Théâtre en Liberté », installée depuis son arrivée et qui poursuit son travail après son départ. Christine Delmotte l’a rejoint un an plus tard avec sa compagnie « Biloxi 48 ». Enfin, Philippe Sireuil a apporté sa structure de production « La servante », invitée il y a huit ans dans l’enceinte du théâtre.


A travers leurs spectacles et productions, les acteurs, actrices et metteurs en scène de ces groupes forment le socle artistique du Théâtre des Martyrs. « Sous ma houlette, les choses sont en train de changer, révèle Philippe Sireuil. Nous allons poursuivre le compagnonnage artistique, mais je veux ouvrir le théâtre à d’autres artistes, à travers des résidences par exemple. »


Une volonté d’ouverture


Le nouveau directeur artistique promet le changement, à commencer par le nom du lieu. Ne dites plus Théâtre de la place des Martyrs, mais Théâtre des Martyrs. Le programme de la saison 2016/2017 traduit sa volonté de donner une place à la fois au répertoire et aux écritures contemporaines, aux metteurs en scène confirmés et aux jeunes plumes. Philippe Sireuil souhaite ouvrir son théâtre à la musique. Trois soirées musicales en rapport avec des spectacles de la saison ont été confiées au compositeur et pianiste Jean-Philippe Collard-Neven. Celui-ci propose une relecture inattendue des œuvres de Lully, entre jazz et baroque, un duo entre la musique orientale et occidentale avec un joueur d’oud et un quatuor vocal pour interpréter des chants de peuples en révolte.


Malgré sa localisation au cœur de Bruxelles sur une place historique, le Théâtre des Martyrs souffre d’un manque de visibilité. Lorsque ce n’était encore qu’un cinéma, le bâtiment s’ouvrait sur la rue Neuve. Il donne maintenant sur la place des Martyrs, où les passants ne se bous- culent pas.


Selon le directeur, l’accès au théâtre n’est pas facilité par les transports. « Les responsables d’entreprises artistiques et culturelles du centre pourraient faire une action commune, comme cela s’est fait à Genève, qui permettrait d’obtenir pour les gens qui voudraient se rendre au théâtre des tickets de transports réduits, voire gratuits, entre 18 h 30 et 20 h 30. » L’appel est lancé.


© Rossel&Cie SA - Le Soir (FLAVIE GAUTHIER), Bruxelles, 4 janvier 2017

 

 


     

     

     

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