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La légende du Théâtre des Galeries

©D.R.

« Un emblème du centre-ville de Bruxelles. » C’est ainsi que son directeur David Michels décrit le Théâtre royal des Galeries. L’institution, qui date de 1847, tient son nom de sa localisation, en plein cœur de la capitale, dans les galeries Saint-Hubert. Durant la période des fêtes de fin d’année, le théâtre propose une offre désormais culte, la fameuse Revue.


Pendant plus d’un mois, 30.000 spectateurs en moyenne assistent à ce grand show satirique qui revisite l’actualité de l’année par le biais de l’humour. « Parodies, animations, sketchs basés sur l’actu, etc. En deux heures, c’est un show complet », promet le directeur, également metteur en scène du spectacle.
En reprenant en 1982 ce genre né dans les cabarets et qui avait disparu des scènes bruxelloises, le Théâtre des Galeries s’est assuré un carton annuel. « Mon prédécesseur Jean-Pierre Rey a senti qu’il y avait une demande. Au fil du temps, c’est devenu une institution. »


David Michels est entré d’abord en tant que machiniste au Théâtre des Galeries. Puis il est passé par la billetterie, les costumes, les décors et la mise en scène avant de terminer à la direction. D’après lui, il ne faudrait pas réduire le théâtre à sa Revue. « C’est un de nos six spectacles phares, mais la Revue ne pourrait pas exister sans les autres spectacles et vice-versa. La saison reste très variée : on va retrouver une comédie, un vaudeville suivit d’une pièce policière et/ou d’un auteur plus sérieux. J’essaye d’avoir un panel assez large et c’est ce qui séduit le public.»


L’objectif principal : remplir la grande salle de 900 places avec un plafond nuageux peint par René Magritte. Au 19e siècle, les Belges venaient voir au Théâtre des Galeries des drames romantiques, des mélodrames et des opérettes. Au début du 20e siècle, c’était la scène bruxelloise pour les ballets russes.


Aujourd’hui, le théâtre programme des pièces accessibles au plus grand nombre. Par exemple, Amadeus de Peter Shaffer sur la vie de Mozart adapté par Patrick de Longrée ou Silence en coulisses sur l’envers de la scène prévu pour avril prochain. « Il s’agit d’un théâtre que tout le monde peut comprendre, du divertissement pleinement assumé, mais aussi des pièces plus classiques et lisibles. Si on montre une pièce contemporaine, on sera attentif à sa lisibilité. »
Les six pièces de la saison sont toutes des créations. En tant que vieille institution, le Théâtre des Galeries a conservé des ateliers. En plus des quatre membres de l’équipe administrative, le lieu emploie trois menuisiers à temps plein pour la construction des décors à Schaerbeek. Ils œuvrent aussi pour d’autres scènes, Le Public, l’abbaye de Villers-la-Ville, le théâtre de Namur et quelques émissions de télévision. Dans les salles et les coulisses, on trouve cinq techniciens, une habilleuse, un chef de salle et, à la billetterie, quatre personnes. En moyenne, le Théâtre des Galeries accueille 100.000 spectateurs par an.


« Au niveau social, on a toutes les couches de la population et ça, j’en suis très fier » DAVID MICHELS


David Michels souhaite que le public soit le plus varié possible. « Au niveau social, on a toutes les couches de la population et ça, j’en suis très fier. C’est aussi grâce à la taille de la salle. On a un public très diversifié en tranche d’âge, beaucoup de jeunes. Le week-end, par contre, la moyenne d’âge est de 50-60 ans. Une grande partie des spectateurs vient de Bruxelles, des fidèles de la Province et un pourcentage minime de néerlandophones. »

© Rossel&Cie SA - Le Soir (FLAVIE GAUTHIER), Bruxelles, 28 décembre 2016

 

 


     

     

     

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