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L’UNESCO inscrit l’Art musical des Sonneurs de Trompe sur la liste du patrimoine culturel immatériel

17.12.2020 14:07 Il y a : 279 days

Communiqué de presse commun des Ministres de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Madame Bénédicte Linard et de la Communauté flamande, Monsieur Jan Jambon


Ce 17 décembre 2020, à Paris, l’UNESCO a estimé que l’Art musical des Sonneurs de Trompe – une technique instrumentale liée au chant, à la maîtrise du souffle, au vibrato, à la résonance des lieux et à la convivialité – méritait de figurer sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les ministres Bénédicte Linard et Jan Jambon, compétents respectivement pour la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté flamande, se réjouissent de cette bonne nouvelle.  

Selon la Convention UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, celui-ci englobe les traditions héritées de nos ancêtres et toujours pratiquées grâce à la transmission de génération en génération (arts du spectacle, pratiques sociales, rituels, événements festifs, savoir-faire artisanal…). Ce patrimoine est représentatif d’une identité et d’une grande diversité culturelle. 

Le dossier de demande de reconnaissance a été introduit par la France au nom de quatre pays associés à savoir la Belgique, le Luxembourg, l’Italie et la France. Cette demande a été soutenue par plusieurs partenaires tels que la Fédération Internationale des Trompes de France, la Fédération des Trompes du Benelux, des ONG spécialisées (comme CEMPER en Communauté flamande) ainsi que  la communauté des sonneurs de trompe. L’évaluation du dossier, qui prévoit une procédure de sélection très stricte, a duré un an et demi.

Le comité d’évaluation de la Convention a particulièrement apprécié les mesures de sauvegarde entourant l’art musical des sonneurs comme le développement de l’offre de formations, de stages et de concours internationaux. La notion de partage et l’enrichissement des répertoires ainsi que la réelle démocratisation de la pratique, qui permet à chacun sans distinction de niveau d’instruction, de milieu socio-culturel, de genre ou d’âge de jouer de la trompe et de participer à sa valorisation en Belgique, ont également été salués. Enfin, le comité a  apprécié  la sensibilisation à l’environnement qu’inclut cette pratique ; celle-ci est renforcée par les cérémonies et les concerts en plein air qui favorisent le lien avec la nature et la beauté des paysages.

Cette reconnaissance est un encouragement moral important pour l’Art musical des Sonneurs de Trompe dans notre pays et une récompense pour toutes celles et tous ceux qui s’impliquent en Flandre et en Wallonie, afin de garder en vie cette riche culture musicale.

En savoir plus sur l’Art musical des Sonneurs de Trompe

Les musiciens de la trompe s'appellent des « sonneurs » et sont nombreux dans notre pays. À ce jour, la Fédération des Trompes du Benelux (FTB), fondée en 1975, compte 14 groupes en Wallonie et à Bruxelles, et 8 en Flandre. Certains groupes de sonneurs sont plus que centenaires. Une dizaine d’écoles permettent de s’initier à cette pratique ancestrale et donne aux formateurs l’occasion de partager leur passion.

L’instrument est pratiqué en soliste ou en groupe. Il donne sa pleine mesure et est apprécié du public lorsque plusieurs exécutants assurent l'harmonisation d'une mélodie. L’art des sonneurs s’exprime dans le cadre de concerts et de manifestations festives populaires (fêtes de la nature et de Saint-Hubert, fête de la Musique, kermesses, spectacles son et lumière, offices religieux…) ou en privé. Lors des fêtes de villages, la présence de groupes de trompe rappelle l’attachement à la vie rurale. Tout événement en plein air renforce le lien historique des sonneurs avec la nature. 

Sonner consiste à partager avec le public la musique, le timbre et le vibrato caractéristiques de l’instrument. L’ampleur sonore naturelle est d’autant plus exaltée, lorsque les prestations se font dans des lieux de résonance (forêt, sommet d’une colline, château, église, grotte…) et offre ainsi une émotion forte aux auditeurs. La sonnerie de trompe est un art ouvert à la créativité et certaines formations expérimentent des morceaux issus du répertoire pop ou intègrent des airs de jazz. 

Les groupes accueillent de jeunes sonneurs, dès qu’ils sont en âge de tenir l’instrument et d’émettre un son. Des instruments sont mis à disposition afin de faciliter l’accès des plus jeunes et des nouveaux musiciens à la pratique et en assurer l’attractivité. Les femmes ont également leur place dans les groupes de trompe depuis le milieu du 19e siècle ; le premier concours de trompe solo des Dames remonte à 1951. La plupart des groupes actuels comptent, au moins, une sonneuse dans leurs rangs et de plus en plus de femmes s’intéressent à la pratique. En 2016, la Société des disciples de Saint-Hubert, à Namur, comptait 4 femmes sur 17 membres et son école recensait 10 femmes sur 36 élèves inscrits.

En Belgique et au Luxembourg, où la chasse à courre est interdite sur le territoire national, la pratique musicale de la trompe est particulièrement dynamique et connaît un nombre croissant de nouveaux sonneurs, qui pratiquent leur art et leur passion en toute indépendance par rapport à cette pratique. De très nombreuses journées de sensibilisation et de concours de musique de trompe sont organisées en plein air entre les mois de mai et d'août, hors saison de chasse.

Bénédicte Linard, ministre de la Culture : « L’Art musical des Sonneurs de Trompe fait partie de notre patrimoine culturel historique. La pratique de la trompe et l’instrument lui-même ont en effet des origines particulièrement anciennes. Cet art, qui s’épanouit désormais en dehors du monde de la chasse à courre, participe à la diversité et à la richesse du monde musical de notre pays. Je me réjouis donc de sa reconnaissance par l’Unesco en tant que patrimoine culturel immatériel ».

Jan Jambon, ministre flamand de la Culture : “Ik ben bijzonder blij met deze UNESCO-erkenning. Het gaat om een levendige traditie, met beoefenaars over heel Vlaanderen. Samen beleven zij hun gedeelde muzikale passie, zonder onderscheid tussen leeftijd, geslacht of achtergrond. Het is erg fijn dat de muziekgroepen uit Vlaanderen deze erkenning samen mogen vieren met hun mede-beoefenaars uit Wallonië en de partnerlanden in dit multinationale dossier. Dit toont ook mooi de verbindende kracht aan van immaterieel cultureel erfgoed, tussen mensen, en over taal-en landsgrenzen heen. De UNESCO-erkenning is een mooie stimulans om dit erfgoed verder te borgen, o.a. via opleidingen voor jongeren, internationale muziekwedstrijden, compositieopdrachten, etc.”.

Pour de plus amples informations

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